chers lecteurs
1 juin 2009
GROSSE PAUSE
Je serai en Europe cette été, de juin à août 2009.
Je vais donc recommencer, à mon retour, mes publications là où je les ai laissées.
Un gros désolé, pour ceux qui aimait.
Mais je reviendrai. xx
la nudité
26 mai 2009
Le nu. La volupté du corps. Je trouve la nudité magnifique, parce qu’elle projette l’idée d’une libération de toute gêne, de tous complexes. Ceux qui s’affirment nu, s’affirme, tout simplement. Quand ont commence à nier son corps, à ne pas vivre en harmonie avec lui, il devient un étranger, un obstacle hostile et nuisible, un rival. S’abandonner à la volupté, c’est le dépassement de soi-même. On défonce d’un coup de pied la barrière de la pudeur en oubliant où nous sommes, mais tout en étant conscient de ce que vous faisons. Ne nous cachons plus sous une feuille de vigne et vivons comme Adam et Ève. Eux, ils ne voyaient pas le mal qu’il y avait de franchir des frontières, des rivières et des paysages avec nul autre chose sur le dos que leur propre corps. Ils ne connaissaient pas la pudeur jusqu’à ce qu’on leur enseigne. À présent, le seul moment qu’on trouve à vraiment s’abandonner est lors de l’amour. On se laisse porter pas le moment, car il est bref, il n’est qu’un instant. Imaginez ce que vous ressentiriez à chaque heures, chaque minutes, si vous vous laisseriez bercer par l’idée de la nudité à tout moment. Ce serait bon, ce serait beau. C’est pourquoi nous trouvons la nudité magnifique, magique. Elle englobe une sorte de mystère et de connaissance absolue à la fois. C’est un délice privé, c’est le fruit défendu qu’Ève a dévoré à pleines dents.

illustration esseaub© copyright
les rêves
25 mai 2009
Je rêve toujours, je n’ai jamais perdu l’imagination de mon enfance que plusieurs se sont permis d’oublié. Ce qu’il y a de plus intéressant dans les rêves, c’est leur beauté. Je parle d’une beauté mélancolique de choses qui n’arriveront jamais. C’est le seul moment où nos esprits se reposent tout en vivant des choses excitantes. C’est sans doute la seule occasion qui peut vous arrivez de voir à la fois le soleil devenir un lac qui apporte des poissons et des dragons à votre fenêtre pour ensuite se changer en automobile et à la fois vous permettre de vous envoler après trois petits bonds. C’est la célèbre phrase de Lautréamont « beau comme la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection » qui m’a inspirée. Le rêve est une rencontre de personnes et d’objets vraisemblablement incapables de se rencontrer dans la vie de tous les jours. L’inconscient est merveilleux, il permet l’impossible.

illustration esseaub© copyright
fanart
22 mai 2009
Fanart que j’ai fait pour Margaux Motin. Si vous ne la connaissez pas déjà, allez vite la découvrir, bon temps assuré. (À voir à droite dans ma liste de chouchous)
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l’éphémère
20 mai 2009
Je ne donne que dans l’éphémère. Je ne donne que dans l’éphémère, puisqu’un jour, vous comme moi, nous sommes voué à mourir, à ne rien retenir avec nous. Après toutes ces années, nous perdons tout, d’un seul coup. Les personnes que nous avons aimé, les biens matériels qui nous ont possédé, les joies et les peines que nous avons réussi à surmonter. Comment faire autrement de toute façon. Être fataliste, je crois, que ça s’appelle ? Oui, peut-être, j’en sais trop rien. S’il faut absolument y donner un nom, d’accord, on s’en fout. On est toujours pressé, on compte nos jours sur terre. On dit aux autres “j’ai pas le temps!” et puis on court, court, court. On s’arrête jamais, même pas pour profiter. Même pas pour regarder un instant la vie qu’on a menée. On la regarde juste quand elle prend fin. Ils disent, à la télévision, que quand on meurt on voit le film de sa vie. C’est plutôt que c’est la première fois qu’on se donne la peine de la regarder, parce qu’on a plus rien. On a plus rien, et c’est là qu’on s’en rend compte. Tout est éphémère, rien de dure. Alors toutes les fois où on a oublié ou alors, trouver un prétexte pour ne pas regarder un petit instant sa vie passer, et bien elle défile en quelques secondes devant nos yeux avant qu’on meurt, parce que même celle- ci n’arrive pas à nous rattraper.
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les choses simples
9 mai 2009
En ce moment, je suis en complet dilemme à propos de ce que je voudrais faire dans la vie. Je suis torturé par des extrêmes qui me tiennent fermement les bras, chacun de leur côté, me tirant de toute leur force. Et moi, je suis prise entre les deux, n’avançant en rien. L’équivoque totale.
On accomplies des tâches inutiles tous les jours, et ça fait du bien. On essaie d’être indifférent, et c’est beau. On se rend compte du bonheur des gens, ceux qui se contente de rien et on se dit qu’on aimerait bien lâcher prise comme eux. En se concentrant à accomplir des actions sans importances, on se rend bien vite compte que les conséquences deviennent elles aussi sans importance. Quand on accorde trop d’importance aux choses utiles de la vie, les choses qui nous tiennent beaucoup trop à coeur, et que l’on échoue, on s’écroule. On perd le goût à tout, on désespère. C’est terrible comme responsabilité, d’être lucide, non-indifférent. Il faut s’attendre à souffrir pour être utile dans ce monde. Je suis tellement immorale, tellement cynique, tellement indifférente.
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la naissance
5 mai 2009
Matériellement, tous les êtres de la terre naissent de leur mère, formés par un regroupement de cellules, de plaquettes sanguines, d’ADN, de muscles, d’os et de peau. Nous naissons de l’union de deux personnes, de deux corps, d’un ventre. Mais plus profondément, je crois que nous naissons tous d’un événement, d’une situation ou d’une parole. C’est Kundera qui a lancé cette théorie, et je l’appuie. Je crois qu’on commence à exister réellement que quand quelqu’un ou quelque chose nous le fait réaliser, quand une possibilité nous le fait découvrir. On ne naît que quand nous dépassons une frontière que d’autres n’ont fait que contourner. Naître pour moi, c’est se mettre soi-même au monde.
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la première et la dernière chance
4 mai 2009
La vie ne se base que sur un seul essai. On ne peut rien recommencer ni rien prévoir d’avance. On a souvent le choix entre plusieurs décisions, mais on ne possède toujours qu’un seul essai, c’est une fatalité. Ce serait bien de vivre dans un monde où l’on pourrait expérimenter toutes les situations qui nous arrivent par tous les moyens possibles pour ensuite déterminer, dans une action absolue et définitive, le meilleur geste à poser. Dommage qu’on ne puisse baser notre vie sur des hypothèses et des conclusions comme dans nos expériences dans les laboratoires à l’école. Après on nous dit que l’éducation nous apprend à nous préparer à la vie de l’extérieur qui est si difficile. Je crois plutôt qu’on nous montre une utopie, puisqu’à l’école, on peut toujours recommencer ce qu’on a raté. L’histoire du monde et de l’humanité ne peut pas être modifiée. Ni plus votre vie que la mienne. Nous n’avons qu’une seule chance ici comme ailleurs. Je ne suis pas toujours certaine d’agir correctement, mais j’essaie toujours d’agir comme je le veux.
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le réveil
28 avril 2009
C’est bête quand même. Oui, c’est bête, c’est le cas de le dire, vous allez voir. Tous les matins, nous nous réveillons. Certains de bonne, d’autres de mauvaise humeur. On se couche le soir, en sachant, plus ou moins, ce qu’on va faire le lendemain. On sait que demain on va se réveiller, soit de bonne, soit de mauvaise humeur, mais on sait qu’on va se réveiller. La plupart de ceux qui nous entoure, se lève à contrecoeur. Un gros soupir, cinq à dix minutes le regard dans le vide, les yeux vitreux et collés, le dos voûté. Tout ce que désir ces personnes, c’est de se rendormir et repartir dans leurs doux songes. Maintenant, ce qui est bête, c’est les chiens. Eux, quand ils se lèvent, ils sautent partout, tournent en rond, bavent et poussent des hurlements pour témoigner de leur bonne humeur. Ils viennent nous voir, sautent sur le lit, tournent en rond, bref, vous avez compris. Ils sont heureux, eux, de se lever le matin. Chaque journée est une nouvelle vie. Ils ne savent pas du tout qu’ils seront en vie demain, ils ne le prennent pas en considération. Je trouve ça brillant. C’est nous qui sommes bêtes, pas eux.

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