l’éphémère
20 mai 2009
Je ne donne que dans l’éphémère. Je ne donne que dans l’éphémère, puisqu’un jour, vous comme moi, nous sommes voué à mourir, à ne rien retenir avec nous. Après toutes ces années, nous perdons tout, d’un seul coup. Les personnes que nous avons aimé, les biens matériels qui nous ont possédé, les joies et les peines que nous avons réussi à surmonter. Comment faire autrement de toute façon. Être fataliste, je crois, que ça s’appelle ? Oui, peut-être, j’en sais trop rien. S’il faut absolument y donner un nom, d’accord, on s’en fout. On est toujours pressé, on compte nos jours sur terre. On dit aux autres « j’ai pas le temps! » et puis on court, court, court. On s’arrête jamais, même pas pour profiter. Même pas pour regarder un instant la vie qu’on a menée. On la regarde juste quand elle prend fin. Ils disent, à la télévision, que quand on meurt on voit le film de sa vie. C’est plutôt que c’est la première fois qu’on se donne la peine de la regarder, parce qu’on a plus rien. On a plus rien, et c’est là qu’on s’en rend compte. Tout est éphémère, rien de dure. Alors toutes les fois où on a oublié ou alors, trouver un prétexte pour ne pas regarder un petit instant sa vie passer, et bien elle défile en quelques secondes devant nos yeux avant qu’on meurt, parce que même celle- ci n’arrive pas à nous rattraper.
illustration esseaub© copyright
20 mai 2009 at 15:26
jaime ce texte.
et cette illustration.
good job steph.
25 mai 2009 at 19:11
♥