la nudité

26 mai 2009

Le nu. La volupté du corps. Je trouve la nudité magnifique, parce qu’elle projette l’idée d’une libération de toute gêne, de tous complexes. Ceux qui s’affirment nu, s’affirme, tout simplement. Quand ont commence à nier son corps, à ne pas vivre en harmonie avec lui, il devient un étranger, un obstacle hostile et nuisible, un rival. S’abandonner à la volupté, c’est le dépassement de soi-même. On défonce d’un coup de pied la barrière de la pudeur en oubliant où nous sommes, mais tout en étant conscient de ce que vous faisons. Ne nous cachons plus sous une feuille de vigne et vivons comme Adam et Ève. Eux, ils ne voyaient pas le mal qu’il y avait de franchir des frontières, des rivières et des paysages avec nul autre chose sur le dos que leur propre corps. Ils ne connaissaient pas la pudeur jusqu’à ce qu’on leur enseigne. À présent, le seul moment qu’on trouve à vraiment s’abandonner est lors de l’amour. On se laisse porter pas le moment, car il est bref, il n’est qu’un instant. Imaginez ce que vous ressentiriez à chaque heures, chaque minutes, si vous vous laisseriez bercer par l’idée de la nudité à tout moment. Ce serait bon, ce serait beau. C’est pourquoi nous trouvons la nudité magnifique, magique. Elle englobe une sorte de mystère et de connaissance absolue à la fois. C’est un délice privé, c’est le fruit défendu qu’Ève a dévoré à pleines dents.

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illustration esseaub© copyright